Registre d’élevage

La tenue d’un registre d’élevage

Tout propriétaire ou détenteur d’animaux appartenant à des espèces dont la chair ou les produits doivent être cédés en vue de la consommation doit tenir un registre d’élevage régulièrement mis à jour sur lequel il recense chronologiquement les données sanitaires, zootechniques et médicales relatives aux animaux élevés (article L.234-1 II du code rural).

Pour les abeilles, il faut conserver et/ou consigner les documents et informations suivants : les récépissés de déclaration de ruchers, les certificats sanitaires de provenance, les résultats d’analyses, les bilans sanitaires (vétérinaire ou TSA), les ordonnances, les traitements effectués avec l’indication de la nature des médicaments (nom commercial ou à défaut substances actives), des ruchers concernés par le traitement, de la quantité administrée par ruche, (ces mentions pouvant être remplacées par une référence à l’ordonnance relative au traitement administré si l’ordonnance comporte ces indications), de la date de début ou de la période de traitement.

 

Utilisation de médicaments disposant d’une AMM

(AMM = Autorisation de Mise sur le Marché)

Pour être utilisés dans les ruches, les médicaments doivent disposer d’une autorisation dite AMM (française ou européenne) ou pour un nouveau produit, temporaire (ATU).

Tout apiculteur qui livre du miel, pollen, gelée royale, propolis… à la consommation humaine, doit veiller à obtenir des produits sains exempts de résidus. Outre les accidents ponctuels qui pourraient survenir (allergie d’un consommateur par exemple), c’est toute la filière apicole qui pourrait être impactée par une campagne médiatique sur les résidus.

C’est pour se garantir auprès des consommateurs que l’apiculteur doit d’utiliser des produits homologués, respecter les posologies et acheter ses médicaments auprès d’un fournisseur autorisé (vétérinaire, pharmacie, groupement disposant d’un PSE ou programme sanitaire d’élevage agréé).

D’autre part, en ce qui concerne varroa, l’emploi de produits non autorisés pour réaliser les traitements, ou le non-respect des posologies, favorise l’apparition de résistance aux matières actives qui rendent les médicaments inefficaces.

Dans tous les départements, des renseignements peuvent être apportés par les vétérinaires conseils ou les techniciens sanitaires apicoles.Vous pouvez également retrouver des informations dans le « mémento de l’apiculteur » qui fait un gros travail de synthèse sur la réglementation et le sanitaire en matière d’apiculture. Il est disponible sur le site de la chambre d’agriculture d’Alsace :http://www.alsace.chambagri.f